Impôts locaux: stop, les régions étouffent les français

Impôts locaux: stop, les régions étouffent les Français…

En 2010, François Baroin, alors Ministre du Budget et de la Réforme de l’Etat, annonçait un gel des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales pour une durée de 3 ans.

Depuis, la majorité au pouvoir a changé mais les dotations aux communes en particulier, ont considérablement diminué.

Pour compenser leurs baisses de « subventions », de nombreuses communes ont choisi d’augmenter les impôts locaux plutôt que de chercher réellement à faire des économies. Mais encore une fois, ceux qui trinquent sont les Français et pas qu’un peu selon les régions.

Le mot d’ordre des communes et régions est désormais : Françaises, Français, il est l’or, il est l’or de payer notre train de vie non maîtrisé depuis des décennies. Bref, on nous prend pour des cons une fois de plus…

Impôts locaux: les régions étouffent les français à cause des baisses des dotations de l'Etat.

Impôts : François Hollande promet qu’il n’y aura plus de hausse, mais pas les collectivités…

Souvenez-vous, à la fin de l’année 2014, notre Président de la République, François Hollande, annonçait fièrement qu’il n’y aurait plus de hausses d’impôts jusqu’à la fin de son mandat en 2017.

Si l’on a espéré pendant quelques jours qu’il dise vrai, nous avons rapidement pensé qu’il ne décidait pas de tout et que d’autres, notamment les communes et régions, pouvaient décider à sa place comme par exemple, d’augmenter les impôts locaux, et nous ne nous sommes pas trompés comme vous d’ailleurs certainement.

En effet, si le gouvernement a décidé de couper sec dans les dotations attribuées aux régions et aux communes, les gérants de ces derniers faisaient face à un choix complexe lorsque l’on sait que les dépenses des communes avaient augmenté de 34% depuis l’an 2000 et de 57% pour les régions : chercher à faire des économies ou augmenter les impôts locaux.

Bien évidemment, face à ce dilemme, la majorité des Maires ont vite fait leur choix et ont décidé de faire payer les français en augmentant un peu plus encore la taxe d’habitation et la taxe foncière et tant pis si certains chiffres font mal à la tête.

Ecoutez-bien, au cours des 5 dernières années, la taxe d’habitation a augmenté de 32% en moyenne alors que la taxe foncière a bondi de 20% sur la même période. Il en découle que beaucoup de ménages français se retrouvent à vendre leurs biens.

En abandonnant certaines réformes aux collectivités territoriales sans forcément les doter de la bonne boîte à outils et ce, tout en diminuant ses dotations de 30% de leur montant, l’Etat a placé les communes dans l’embarras d’autant qu’elles ne disposent pas d’outils de fiscalité moderne. Certaines même sont en quasi faillite.

Le calcul de la taxe d’habitation s’appuie effectivement sur des bases datant des années 1970 et qui n’ont aujourd’hui aucun sens, alors que la taxe foncière serait beaucoup plus juste si elle était comptabilisée sur le prix du mètre carré bâti.

Une chose est sûre aujourd’hui, nos impôts locaux augmentent et nous étouffent puisque les montants ponctionnés sont à la limite du tolérable, voire même pour certaines communes et régions, du racket.

A qui la faute, difficile à dire puisque tous les élus se renvoient la balle comme d’habitude et ne veulent pas assumer la responsabilité de ces hausses.

Pourtant, force est de constater que communes, départements et Etat sont co-responsables… Il est en revanche clairement établi que c’est le Français qui douille et qui est pénalisé par l’incompétence de ceux qui ont à gérer un budget. Voir à ce sujet notre article sur les aéroports fantômes en France.

Contrairement à ce que l’on nous dit, les impôts locaux ne sont pas la seule solution !

A l’heure où les municipalités font face à une forte baisse des dotations de l’Etat, les Maires ont pris la fâcheuse habitude de nous faire croire que la seule solution qui s’offre à eux est d’augmenter les impôts locaux.

A nous pondre ce discours, ils nous prennent véritablement pour le Sultan de Brunei, propriétaire excusez du peu, de chiottes en or massif pour couler ses bronzes.

Merde alors (!), c’est le cas de le dire, quand un budget est en baisse, la seule solution n’est pas de chercher des recettes supplémentaires puisqu’il est aussi possible de se fixer comme objectif de réaliser des « économies », assurément un gros mot pour les politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite…

Et pour faire des économies, plusieurs possibilités existent ; pas besoin de sortir de l’ENA pour rééquilibrer les comptes :

  • Diminution des investissements : à l’heure où ils sont de plus en plus coûteux en raison des normes à respecter, c’est une option à ne pas négliger d’autant que beaucoup d’investissements sont davantage prétexte à une inauguration où les Maires se montrent pour séduire les électeurs, qu’à de véritables apports pour la communauté.

    Imaginez quand même qu’un rond-point coûte entre 100 000 et 1 000 000 d’euros. N’est-ce pas là un exemple clair d’argent public jeté par la fenêtre ?

  • Diminution du budget consacré à l’action sociale et aux associations : même s’il est fondamental pour une commune de financer l’accès à la culture ou au sport, est-ce véritablement justifié de subventionner des « pseudo-associations » qui ne servent à rien si ce n’est faire vivre quelques escrocs spécialisés dans le braquage du budget de la formation professionnelle ?
  • Transformation de services gratuits en services payants : plutôt que de faire casquer tous les Français, pourquoi ne pas rendre payant certains services ? Ainsi, seuls ceux qui les utilisent paient et tant pis pour le principe d’égalité ! En France, on n’est plus à ça près, l’égalité est une utopie, nous le constatons tous les jours.
  • Remise en cause de la gestion des budgets municipaux : aujourd’hui, certaines communes ont une masse salariale deux fois supérieure à ce qu’elle devrait véritablement être.

    Alors, stop au gaspillage et aux embauches qui ne servent à rien. Il est grand temps de mettre un volumineux coup de balai dans tout cela. En effet, nous n’avons pas envie de payer des impôts locaux pour rémunérer « l’adjoint du directeur adjoint » ou d’autres sbires qui sont plus souvent chez eux à ne rien faire qu’aux bureaux…

Aussi, même si le Maire de votre commune ose (et il le fera, croyez-nous) vous tenir le discours selon lequel « moins d’impôts locaux = moins de places en crèche ou une cantine plus chère », rappelez-lui que s’il était un vrai gestionnaire comme le buraliste du coin – chose que ne sont pas les Maires et c’est là tout un paradoxe – il pourrait assurer un niveau de service public au moins égal simplement en réduisant les dépenses de fonctionnement.

Mais qu’il se rassure, si lui n’est pas prêt à faire l’effort, le contribuable lui le fera… comme il l’a toujours fait et tant pis s’il trouve ça injuste et honteux. Il est habitué au baratin de nos politiques.

Et après les politiques de gauche et de droite s’étonnent de la montée du FN et de l’abstention grandissante ! Ils sont vraiment déconnectés de la réalité des Français. C’est désolant à l’heure des objets connectés, vous en conviendrez…

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