Croissance économique – CICE: bonnet d’âne pour la France

Croissance économique et CICE: bonnet d’âne pour la France

En 2012, les Français élisaient François Hollande à la tête de l’Etat et espéraient que ce dernier, accompagné de son gouvernement, serait en mesure de remettre le pays sur la voie de la croissance économique.

Force est de constater qu’après plus de 3 ans de mandat, c’est un cuisant échec puisque la principale mesure de son Pacte de Croissance, le Crédit d’Impôt Compétitivité Entreprise (CICE), s’est révélée une illustration dantesque de l’incompétence de l’exécutif.

En effet, pendant que l’Etat croit fermement en ses idées, la majorité de nos voisins européens, notamment l’Irlande et l’Espagne, ont quant à eux parmi d’autres, retrouvé la croissance. Bref, bonnet d’âne pour nos hommes politiques actuels au sujet de la croissance en France.

A noter que sous l’ancienne Présidence de Nicolas Sarkozy, le « mal-aimé » des français, c’était identique: croissance en berne. En fait, les dirigeants politiques français de droite et de gauche se complaisent dans l’immobilisme, c’est un fait constaté par tous les Français.

Et dire qu’en 2017, il va bien falloir voter, c’est bien cela le pire ! Nous n’avons plus qu’à espérer que François Hollande et Nicolas Sarkozy ne se représentent pas à la tête de l’Etat pour éviter un plongeon encore plus abyssale de l’économie française dans les années à venir.

Que nous reste t-il donc comme option pour les présidentielles de 2017 ? Bah…, cherchez bien, vous ne trouverez pas chaussure à votre pied, tous sont des assoiffés du « Pouvoir ». Est-elle belle la démocratie à la française ? Bref, ce n’est pas le sujet de cet article.

Croissance économique et le crédit d'impôt (CICE): le bonnet d'âne pour la France.

Le CICE ou comment gaspiller 30 milliards d’euros d’argent public ?

Le 6 novembre 2012, six mois après le début de son mandat, François Hollande présentait toute une ribambelle de mesures visant à favoriser la croissance de notre pays.

Regroupées dans un Pacte de Croissance, toutes avaient été pensées par des économistes et des diplômés de l’ENA qui, comme nous le savons tous, sont bien plus doués à parler de théories que d’applications dans la réalité.

La mesure phare est alors le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Entreprise) qui prend la forme d’un crédit d’impôt accordé aux entreprises à hauteur de 4% de sa masse salariale calculée en incluant seulement les salariés qui gagnent moins de 2500€ par mois.

Depuis 2014, face aux incertitudes des résultats de la mesure, ce taux a été révisé à 6%. Eh oui, aussi aberrant que cela puisse paraître, vu qu’il était difficile d’évaluer les résultats de la mesure, l’Etat a décidé de la renforcer ! A titre de comparatif, imaginez que votre employeur vous offre une augmentation parce qu’il ne sait si vous faites du bon travail ou pas…

De plus, les incertitudes n’existent semble-t-il que chez nos élus car, même si nous n’avons pas fait Sciences Po, nous avons bien pu constater que la courbe du chômage continuait d’aller vers le haut et ce, même si par un jeu de passe-passe avec les chiffres, on a essayé de nous expliquer que la hausse du chômage ralentissait…

Aussi, remettons la vérité en place, le CICE a été et est toujours un gouffre à gaspillage d’argent public qui n’a pas permis aux entreprises de mieux embaucher ou disons plutôt qu’avec cet argent, la plupart des patrons ont préféré miser sur d’autres priorités. Eh oui, le patronat ne s’est jamais engagé à ce que le CICE permette la création de 1 million d’emplois en France.

Remarquez, pourquoi les patrons s’engageraient-ils à embaucher alors qu’ils n’ont aucune lisibilité sur l’avenir ? Des carnets de commandes devenus pratiquement aléatoires ? Une flexibilité du travail beaucoup trop rigide et qui prête à sourire dans le monde entier ? Demandez à un Anglais s’il veut monter sa startup en France, vous serez surpris par sa réaction !

Bref, puisque toutes les entreprises pouvaient profiter du CICE, et c’est bel et bien là le problème, aucune ne s’est gênée pour demander sa subvention ! Distribution de bonbons à tout-va…

Les impôts des Français ont donc permis à des entreprises non pas de soutenir l’emploi mais d’investir, parfois dans des machines plus performantes pour améliorer leur compétitivité, ce qui en soi est tout à fait logique, pendant que d’autres ont bouché leur trésorerie aspirée par des impôts en tout genres depuis des décennies. Avouons donc que l’on ne peut pas leur en vouloir.

L’échec du CICE tient au fait de l’avoir généralisé à toutes les entreprises. Comme son nom l’indique, cette mesure visait à améliorer la compétitivité des entreprises en réduisant le coût du travail.

Seulement, en autorisant des sociétés évoluant dans des secteurs où la concurrence est à même coût de main d’œuvre, l’Etat a offert de l’argent à des patrons. S’ils ont pu investir dans du matériel, ils ont aussi pour certains augmenté leurs salariés.

Une jolie preuve qu’une mesure visant à réduire le coût du travail pouvait l’augmenter !

30 milliards d’euros investis pour une croissance molle qui persiste…

Oui, vous ne rêvez pas, ce sont bien 30 milliards d’euros provenant des caisses d’Etat qui ont été engloutis dans le CICE. Pour quels résultats ? La poursuite de la hausse du chômage en France et une croissance poussive bien éloignée de celle de la majorité des pays voisins.

Même la Grèce fait mieux que la France en croissance économique, un comble ! Avec un tel constat, difficile de croire en nos énarques qui promettent à chaque présidentielle des tissus de mensonges.

Si certains diront que sans la mesure du CICE, le chômage aurait encore plus augmenté, il est aujourd’hui important que nos élus arrêtent de nous prendre pour des demeurés.

En effet, il ne faut pas être dupe pour comprendre que la croissance économique n’est toujours pas au rendez-vous en France. Pire, la courbe du chômage continue de grimper comme celle du CAC 40. Françaises, Français, vous l’avez dans l’os… Soyons brutaux dans nos propos car vraiment, y’en a marre.

Des cadres issus de grandes écoles se retrouvent sans emploi et peinent à en retrouver, à moins d’accepter des postes en intérim, les étudiants n’arrivent plus à s’insérer sur le marché de l’emploi et les travailleurs non qualifiés sont pour certains devenus des « esclaves modernes ».

Les politiques économiques depuis Nicolas Sarkozy et François Hollande nous amènent droit dans le mur puisque la pénurie d’emplois se ressent sur le pouvoir d’achat, sur la consommation et donc sur l’ensemble de notre économie.

Les conséquences sur les ménages très modestes et la classe moyenne sont dramatiques. C’est un fait incontestable.

Et avec le matraquage fiscal dont la grande majorité des Français sont victimes depuis l’arrivée au pouvoir de ces deux « menteurs professionnels » et leurs cliques, nous, Français, avons assurément le droit à d’autres résultats. Comme disait notre cher Louis de Funès, avec humour comme toujours :

Bref, peut-être avaient-ils omis en se présentant à la Présidence de la République qu’il n’était plus possible de seulement dévaluer la monnaie – comme cela était le cas avec le franc – pour relancer l’économie !

Plus sérieusement, les Français en ont aujourd’hui marre de voir l’argent de leurs impôts être gaspillé dans des mesures qui n’ont aucun sens.

Pourtant, ils vont probablement devoir faire avec encore quelques temps puisque plusieurs spécialistes en économie – espérons qu’ils soient aussi compétents que ceux qui conseillent nos élus – prédisent une croissance encore molle sur les dix prochaines années. Pas étonnant que les statistiques des expatriés augmentent à vitesse grand V…

Oh Londres, oh l’Espagne, oh la Thaïlande, oh l’Australie, oh le Portugal, vous nous avez compris nous, pauvres Français qui n’avons plus la Foi en notre pays… La France n’est plus la France d’antan économiquement.

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